Omikuji

Omikuji

Les omikuji, aussi appelés « loteries sacrées » font partie des divinations pratiquées par les japonaises. Cette pratique a souvent servi les japonais au début d’année, c’est-à-dire lors du nouvel an ou au moment qui précède un grand événement de la vie. Les temples bouddhiques et les shintô, ou sanctuaires sont les lieux où les omikuji sont pratiqués. Les divinations sont écrites sur les petites bandes de papiers, les oracles inscrits dans la bande ainsi tiré au hasard prédisent un avenir proche.

Le déroulement d’omikuji est comme suit : après avoir remplis la boîte d’inscription, et après l’avoir bien mélangé en la secouant, on passe au tirage au sort d’une bande ; lire ensuite le présage qui y est inscrit. En Japon, en contrepartie d’une prophétie, il faut offrir une offrande.

L’omikuji annonce donc un divination d’espoir. Il prédit la probabilité de la personne
pour l’accomplissement de ses futurs plans, sa santé, sa vie en générale. Il ne faut surtout pas oublier que cette voyance détecte aussi l’avenir financier. L’omikuji japonais a quatre catégories tel que le daikichi (大吉?), kichi (吉?), shōkichi (小吉?)
et kyō (凶?).

Dans le cas où la divination annonce une mauvaise nouvelle, pour chasser le mauvais sort, on reprend le petit bout de papier qui a été tiré au sort puis on le cramponne sur un bois de pin.

Oomancie

L’oomancie est une technique de divination se pratiquant avec des oeufs. Également appelée ooscopie ou ovomancie, cette technique est connue depuis l’antiquité.

Oomancie : divination à base d’œufs !

OomancieProbablement d’origine druidique et celtique, l’oomancie était utilisée pour étudier le sexe, la santé ou la date de naissance d’un enfant dans le ventre de sa mère.

A l’origine, les devins se servant d’œufs comme support de divination, se fondaient sur sa forme et sa couleur pour évoquer leurs présages, parfois en l’exposant à la lumière pour y deviner des formes et signes par transparence. Ils arrivaient que l’œuf soit ensuite roulé sur le ventre de la femme enceinte, puis cassé afin d’obtenir des informations sur l’enfant à naître.

Pratique de l’oomancie

La pratique « moderne » de l’oomancie fut popularisé par Marie-Anne Lenormand au XIXème siècle en France. Cette dernière utilisait principalement le blanc de l’œuf plongé dans l’eau bouillante. Les formes ainsi obtenues (un peu comme avec la technique du plomb fondu) sont ensuite interprétées. (certains ajoutent également le jaune de l’œuf).

La technique à froid

Une autre technique « moderne » d’ovomancie est celle du verre de cristal. Le praticien doit remplir un verre en cristal d’eau aux trais quarts. Le ou la  consultante doit fixer l’eau de son regard pour tâcher d’y fixer la plus grande intensité magnétique possible.  Ensuite, le praticien ajoute quelques grains de gros sel  dans l’eau puis le blanc d’œuf très frais. Le verre est ensuite conservé au sec et à l’abri de la lumière dans l’attente de la coagulation du blanc, support de l’interprétation.

Interprétations de l’oomancie

Difficile de trouver des informations sur l’interprétation de cette technique ! Pour faire simple, elle s’apparente avec la manière d’interpréter le marc du café (cafédomancie).

Ornithomancie

L’Ornithomancie (du grec ancien ορνις [ornis], « oiseau ») est une technique divinatoire fondée sur l’analyse et l’observation des oiseaux. Il s’agit sans conteste d’un des plus anciens modes de divination.

Ornithomancie, pratiquée dans l’antiquité

OrnithomancieL’ornithomancie était très commune dans le bassin méditerranéen durant l’antiquité : dans l’empire romain, en Grèce, mais encore en Perse (Iran) ou en Phénicie (actuel Liban). Certains auteurs mentionnent également des témoignages de cette pratique divinatoire dans l’Égypte ancienne. Pour ces peuples, les oiseaux véhiculaient les messages et les avertissements des Dieux et il était donc primordial d’y prêter attention. Chez les Romains, on qualifiait la pratique de l’ornithomancie de “lecture dans les auspices”, le terme auspice étant donc souvent employé en tant que synonyme.

Bien évidemment, cette pratique divinatoire est bien loin d’être circonscrite au monde européen ! De nombreuses traditions d’observation et d’analyse du comportement des oiseaux a été observée en Asie, en Océanie et aux Amériques.

Pratique de l’ornithomancie

L’observation des oiseaux repose, sur le fait qu’ils sont réputés plus proches du ciel et donc des dieux. Parallèlement, on attribue aux oiseaux une sensibilité exceptionnelle du magnétisme (terrestre et spatial). Ces deux raisons en ferait des vecteurs propices à la diffusion de messages.

Quand un oiseau de proie (type charognard ou un rapace) plane en altitude, les ailes déployés le présage s’annonce favorable. En revanche le vole en basse altitude d’un ces types d’oiseaux est bien défavorable… Autre exemple d’un oiseau de proie : si ce dernier tient sa victime entre ses griffes on envisage la réussite dans les initiatives (procréation, projet professionnel…).

Pour certaines races d’oiseaux, c’est leur chant qu’on étudie. Il s’agit donc de l’interprétation du cri de l’oiseau.

Si l’ornithomancie est un peu tombée en désuétude, elle a laissé certaines traces dans la sagesses populaire : ne dit-on pas que les hirondelles annoncent le printemps (et le beau temps !) ou que de voir un corbeau sur son toit est de mauvaise augure…